TAMARA TATHAM TAKES ON NEW LEADERSHIP ROLE IN COACHING THE NEXT GENERATION | Canada Basketball

TAMARA TATHAM ASSUME DE NOUVELLES FONCTIONS POUR MENER ET ENTRAÎNER LA NOUVELLE GÉNÉRATION

Par : Holly MacKenzie

TORONTO, Ont. (le 12 juin 2020) – Comment Tamara Tatham a-t-elle fêté sa nomination au poste d’entraîneure-cheffe intérim de l’équipe Féminine de Basketball des Varsity Blues de l’Université de Toronto ? Elle ne l’a pas fait. Du moins pas encore.

“Pour l’instant, je ne l’ai pas fêté, pas vraiment,” a dit Tatham. “j’ai commencé tout de suite. C’est vraiment intense.”

On peut dire que ces 13 dernières années ont été intenses pour Tatham. Depuis qu’elle a été diplômée de l’Université de Massachusetts en 2007, Tatham a travaillé son basket, ce qui l’a mené à un niveau supérieur. Après 10 ans de carrière à l’étranger en tant que joueuse professionnelle avec des passages en Finlande, en Allemagne, en Slovaquie, en Australie et en Russie, ainsi que 11 ans à représenter l’Équipe Nationale Senior Féminine – notamment deux participations aux Jeux Olympiques, en 2012 et en 2016 -- Tatham est maintenant entraîneure-cheffe. Et le plus excitant c’est qu’elle va être chez elle.



“C’est absolument incroyable,” a-t-elle dit. “J’adore passer du temps chez moi. J’ai vécu près de 10 ans loin de chez moi, alors être de retour me rend un peu plus calme et en paix. Rien que le fait de pouvoir passer du temps dans un endroit est quelque chose que j’apprécie beaucoup.”

Pendant sa carrière de joueuse, Tatham n’a pas réfléchi à son avenir avant que les choses se calment. Vers la fin de son passage en Russie, devenir entraîneure était quelque chose qui commençait à germer dans sa tête pour la suite de sa carrière. Pour s’aider à se préparer, elle a suivi quelques leçons d’entraîneure parce qu’elle savait que ça l’intéresserait. À son retour à Toronto, elle a commencé à travailler avec le programme féminin de l’Université de Toronto en tant qu’assistante, tout en continuant à travailler avec les Raptors 905 de la NBA G League en tant qu’entraîneure assistante.

Après avoir joué au basketball pendant pratiquement toute sa vie, la transition vers le poste d‘entraîneure a été relativement douce pour Tatham, même si elle aimerait s’excuser pour toutes les fois où elle a pu penser que ses entraîneurs en faisaient trop.

“Être sur le banc m’a donné une nouvelle perspective sur certaines choses,” dit-elle. “Quand tu n’es pas content de ton entraîneur, laisse-le souffler parce qu’il travaille pendant des heures [pour t’aider à réussir].”

Un des principaux défis de cette transition entre le rôle de joueur sur le terrain et celui d’entraîneur sur le banc, d’essayer d’atteindre les joueurs sur le terrain, c’est le rappel que les joueurs ne voient pas tous le jeu aussi bien que vous. Ce qui vient naturellement à un professionnel doué est quelque chose qui peut devoir être enseigné à un jeune joueur. “C’est différent,” a dit Tatham. “C’est dur de trouver les bons mots pour expliquer ce que j’essayé de faire ou ce que j’essayais d’enseigner. Je pense que c’était ça la transition la plus difficile pour moi. Je sais juste [quoi faire] et je le fais, au lieu d’avoir à le faire apprendre. C’est une transition plus importante pour moi. Une fois que j’ai compris ça, ça c’est bien  passé.”

Tatham dit qu’elle a pu contacter d’anciennes coéquipières et assistants d’Équipe Canada ainsi que son grand frère Patrick, un entraîneur-chef à McMaster University, lorsqu’elle veut parler des stratégies d’entraîneur ou des idéologies. 

“Il y a quelques personnes avec qui je communique pour tout ce qui est décision sur le terrain. Shawnee Harle, qui m’a entraîné quand je faisais partie de l’équipe nationale, m’aide beaucoup à comprendre le monde des entraîneurs. J’ai aussi parlé à Allison McNeill, ma première entraîneure dans l’équipe nationale. C’est quelqu’un qui m’a appris à être une joueuse différente dès le début. Et pour ça je suis très reconnaissante. Tout ce qu’elle fait pour aider, elle le fait avec une bonne volonté.”

Pour Tatham, les liens créés avec ses coéquipières et ses entraîneurs de l’Équipe du Canada n’ont jamais été aussi forts.

 

 

“C’est une famille qui va durer,” dit-elle. “Lisa Thomaidis et Allison McNeil m’ont entraîné et toutes les deux ont instillé cet aspect familial pour les entraîneurs. Lisa m’a entraîné depuis que je suis arrivée en équipe nationale jusqu’à la fin. J’étais dans l’équipe pendant 10 ans et ça a été intéressant, d’une part de me développer en tant qu’athlète et d’autre part, en tant que personne parce que les deux entraîneurs m’ont permis de gagner en confiance pour réussir sur le terrain mais aussi à l’extérieur.”

Tatham dit qu’il est impossible de choisir un moment particulier lorsqu’elle était dans l’équipe du Canada mais être assise dans le bus de l’équipe après la qualification de l’équipe pour les Jeux Olympiques de Londres est un moment qu’elle n’oubliera jamais. “Je me souviens être dans le bus et me dire, ‘Oh mon dieu, je suis une olympienne,’ c’était énorme. Quand on s’est qualifiées pour Londres, c’était un grand moment. C’était ça passe ou ça casse. C’était notre dernière chance pour nous qualifier, le dernier match possible, la dernière place pour le tournoi olympique. Et nous l’avons fait.”

Tatham a connu un autre grand moment avec le Canada, c’était quand elle a remporté deux médailles d’or en 2015 aux Jeux Panaméricains puis aux Championnats Féminins FIBA des Amériques à Edmonton, ville hôte de l’Équipe Nationale Senior Féminine.



“Quand on a gagné ces deux médailles d’or cet été-là, en 2015, pour moi, ayant été là depuis 9 ans à ce moment-là, je n’avais pas participé à un tournoi international au Canada avant ça. C’était vraiment historique de jouer à la maison. C’était génial.”

“Ce sens de la famille est réel,” dit-elle. “Même avec mes coéquipières, je peux appeler n’importe qui, toutes celles avec qui j’ai déjà joué et elles seront toujours là avec moi. C’est un sentiment incroyable.”

Ce sens de la famille est quelque chose qui lui tient beaucoup à cœur. Lorsqu’elle parle des joueuses actuelles et futures qu’elle va entraîner, on sent l’enthousiasme dans la voix de Tatham. Avoir l’opportunité de coacher et d’encourager les jeunes femmes à travers le sport signifie beaucoup pour Tatham car elle connait l’impact que cela a eu sur sa vie, sur et en dehors du terrain.

“On m’a beaucoup soutenu quand j’ai grandi, que ce soit ma famille, mes entraîneurs ou bien mes coéquipières, mais pouvoir tout donner, surtout pour les jeunes joueuses qui se développent, c’est énorme pour moi,” dit Tatham. “Enfant, toute ma famille faisait du sport et on apprenait. Je n’avais pas d’ancienne joueuse pour venir m’aider. Ces petites choses sont importantes. Avoir ce petit conseil supplémentaire peut jouer un rôle majeur dans le développement. C’est important. C’est génial de pouvoir aider le sport et la communauté et les athlètes en général.”

Tatham aimerait que les joueurs actuels et futurs sachent ce que cela signifie pour elle, d’avoir un rôle à jouer pour les aider à se développer en tant que joueur, mais aussi en tant que personne.


“C’est super de pouvoir coacher des joueuses universitaires parce que j’ai l’opportunité d’être la dernière ligne de défense pour ces joueuses avant qu’elles passent à un autre environnement,” a dit Tatham. “Elles ne vont pas toutes devenir des joueuses professionnelles mais elles vont toutes devoir rentrer dans le monde réel un jour et pouvoir les former est quelque chose de très important pour moi.”

Pour les personnes familières avec sa carrière pro mais curieuses de connaître son style d’entraîneure, elle répond ceci :

“S’il y a bien quelque chose que je veux que les gens sachent, c’est l’impact que je veux avoir sur mes joueuses. Avoir une bonne relation avec elles sur et en dehors du terrain, dans leur vie au quotidien. Je veux continuer à découvrir ce qui inspire mes athlètes, mes athlètes-étudiantes, mes athlètes de l’équipe nationale, et je veux utiliser au mieux ce qui les passionne le plus.”

Alors que de plus en plus de personnes commencent à suivre le basketball féminin, que ce soit la WNBA ou l’Équipe Nationale Senior Féminine ou encore U SPORTS/ACSC, Tatham veut représenter les athlètes féminines et les filles qui veulent faire du sport.

“Plus le basketball féminin brille, non seulement dans notre pays mais aussi à l’étranger, plus il y aura de femmes qui vont vouloir jouer et faire entendre leur voix,” dit-elle. “La clé est de prendre position et continuer de se faire entendre. Si on continue de montrer notre réussite constante, il sera impossible de nous ignorer.”